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Les meilleures souris gamer du moment

Publié le | Modifié le
Notre dossier sur les meilleures souris gamer du moment

C’est un fait, le matériel « gamer » a le vent en poupe. Problème, cet engouement est aussi l’occasion de se moquer du monde avec des prix parfois indécents. Suivez le guide pour découvrir dix modèles de souris qui ne vous feront pas regretter votre achat.

Imaginée en 1963, la souris aura patienté pendant plus de 25 ans avant de toucher le grand public. Il n’était alors pas question d’un accessoire à destination des joueurs : notre bon vieux mulot permettait d’exploiter de manière confortable les interfaces graphiques popularisées par Apple, Atari et Commodore notamment. Dans le monde du PC, les choses tarderont à venir, Windows ne se démocratisant qu’une dizaine d’années plus tard.

Aujourd’hui, la souris est devenue l’accessoire du joueur PC par excellence. Accessoire que l’on oppose parfois au gamepad (Les meilleures manettes pour jouer sur PC), associé au monde de la console. La souris est le périphérique de référence dès lors que l’on considère certains genres comme le jeu d’action vue subjective ou le jeu de stratégie temps réel. En réalité et exception faite des simulations sportives ou de jeux typés arcade, la souris permet de jouer à presque n’importe quoi.

Seulement voilà, toutes les souris ne se valent pas et c’est peut-être encore plus vrai dans le cercle des périphériques « gamer ». Soyons clairs, nous n’avons pas testé toutes les souris « gamer » du marché. De celles que nous avons pu avoir entre les mains, nous avons décidé d’en retenir 10, toutes de qualité, mais avec des forces / faiblesses qui vous aideront à faire votre choix.

Les meilleures souris « gamer » sur PC (capteur, précision, poids)

  • Asus ROG Gladius II (filaire, optique, 12000ppp, 110g)
  • Corsair Harpoon RGB (filaire, optique, 6000ppp, 85g)
  • Corsair Scimitar Pro RGB (filaire, optique, 16000ppp, 147g)
  • Logitech G203 Prodigy (filaire, optique, 6000ppp, 85g)
  • Logitech G502 Proteus Spectrum (filaire, optique, 12000ppp, 121-139g)
  • Nacon GM 400L (filaire, laser, 6000ppp, 110-128g)
  • PNY Riot-O1 (filaire, optique, 4000ppp, 165g)
  • Razer DeathAdder Elite (filaire, optique, 16000ppp, 105g)
  • Roccat Kone EMP (filaire, optique, 12000ppp, 116g)
  • Speedlink Omnivi (filaire, laser, 12000ppp, 145g)

Logitech G502 Proteus Spectrum

Mise à jour de la Proteus Core sortie en 2014, cette G502 Proteus Spectrum est en quelque sorte le modèle à tout faire de la gamme « gamer » de Logitech. Il ne s’agit pas de la souris la plus évoluée de la marque (ce titre revient à la G900 Chaos Spectrum) ni de la plus basique (la G203 Prodigy testée dans ce dossier), mais d’un produit parfaitement équilibré à l’aise dans toutes les situations, entre (presque) toutes les mains.

La G502 Proteus Spectrum de Logitech

Esthétiquement parlant, la G502 Proteus Spectrum repose sur un design anguleux qui ne va pas aussi loin que les modèles Mad Catz, mais qui ne laisse pas indifférent : certains aiment, d’autres détestent. Elle est conçue pour les droitiers avec un agréable « repose-pouce » et des dimensions qui raviront les grandes mains, même si la souris est plus fine que nombre de concurrentes. En la retournant, on découvre un capot qui permet d’accéder à une des spécificités de ce modèle : l’intégration de poids (jusqu’à cinq) de 3,6 grammes chacun afin de modifier l’équilibre de la souris. Nous estimons que c’est un peu gadget, mais il y a des amateurs.

Répartition des poids que l’on peut enlever et rajouter à la souris

Les onze boutons programmables feront l’unanimité. Leur position est exemplaire et le ressenti impeccable. Petite remarque concernant la molette qui peut être emportée par son propre poids lors de mouvements brusques. Rien à redire sur l’aspect logiciel, le soft maison – l’Assistant pour jeux vidéo – est un modèle du genre. On change aisément la fonction de chaque bouton, on règle la sensibilité du capteur et on s’amuse avec les nouvelles LEDs RGB qui constituent le principal changement depuis la Proteus Core. Mention spéciale pour ces réglages qui peuvent être stockées dans la mémoire de la souris : inutile alors d’avoir le soft Logitech pour en profiter.

 

Dans la pratique, nous avons vraiment eu un coup de cœur pour cette G502 Proteus Spectrum qui allie performance, souplesse et confort d’utilisation. Malgré un design qui n’avait pas vraiment notre préférence, nous avons été convaincus et il est ensuite bien difficile de prendre une autre souris entre les mains. Attention cependant, notre choix est en grande partie lié à l’ergonomie de la souris… et donc à notre main !

Asus ROG Gladius II

Disponible depuis bientôt trois ans, la Gladius a fait son temps, mais compte tenu du succès remporté par le mulot de la gamme ROG, Asus a préféré lui donner une petite sœur plutôt que de la remiser au placard. Le ROG est mort, vive le ROG serait-on tenté de dire. La Gladius II est disponible depuis quelques semaines et si le tarif conseillé par Asus est élevé, nous allons voir que ce n’est pas usurpé.

L’Asus ROG Gladius II

Sur le plan esthétique, pas de révolution. La Gladius II ressemble à sa grande sœur. Les dimensions sont identiques, mais la petite nouvelle est 6 g plus légère et à 110 g, elle est sans doute l’un des modèles « gamer » les moins lourds sur le marché. Asus ne change pas une formule qui gagne et le constructeur reste l’un des seuls à proposer un câble détachable pour sa souris. Reconnaissons que c’est à la fois pratique et rassurant. Par rapport au précédent modèle, Asus ajoute ce petit plus que représente le bouton « sniper » : un bouton au niveau du pouce qui permet de passer en sensibilité basse, pour ajuster la cible dans un FPS par exemple.

Une fois encore, c’est un modèle réservé aux droitiers : les souris ambidextres n’ont pas le vent en poupe sur le segment « gamer ». Sept boutons ont été intégrés par Asus, ils sont tous programmables. Il faut pour cela utiliser ROG Armoury, le logiciel maison encore perfectible. Il permet de changer la fonction de chaque bouton donc, d’ajuster la sensibilité du capteur optique – le très bon Pixart PMW3360 – de 200 à 12000ppp, de modifier le taux d’interrogation (100 à 1000Hz) et de paramétrer les LEDs. C’est plus particulièrement à ce niveau que le bât blesse avec un manque de réactivité et quelques crashs qui ne font pas très sérieux.

Au tarif conseillé par Asus de 89,90 euros, le constructeur ne devait pas se louper avec la ROG Gladius II. C’est une excellente souris dont le confort est dans la moyenne haute et qui exploite un capteur de grande qualité. Le système de LEDs n’est pas exempt de tout reproche, mais on préfère souligner la présence d’un câble détachable, d’un bouton « sniper » et d’un revêtement fait pour durer. Reste à voir si vous êtes prêts à dépenser autant.

Corsair Harpoon RGB

De manière générale, les produits estampillés « gamer » en font un maximum pour épater la galerie. Avec l’Harpoon RGB, Corsair a décidé de prendre le contrepied de cette tendance. Le célèbre constructeur commercialise une petite souris d’entrée de gamme – son prix public conseillé s’établit à seulement 29,90 euros ! – qui se caractérise autant par sa sobriété que par son élégance. L’Harpoon RGB fait évidemment des concessions, mais l’essentiel est bien présent et elle n’a pas à rougir de la comparaison avec des modèles bien plus onéreux.

La très sobre Corsair Harpoon RGB

Sans surprise, la fiche technique de l’Harpoon RGB est assez dépouillée. Souris filaire connectée en USB, elle intègre un capteur optique réglable de 250 à 6000ppp et dispose de six boutons dont un intégré à l’inévitable roulette. Cette simplicité est tout à l’honneur de l’Harpoon RGB qui est fonctionnelle sitôt branchée. Bien sûr, Corsair propose un logiciel afin de configurer certains éléments de son mulot : la sensibilité du capteur optique donc, mais aussi le taux d’interrogation (125, 250, 500 ou 1000Hz). Ces réglages se font simplement avec le Corsair Utility Engine, un logiciel qui permet aussi de modifier la couleur du logo sur le dessus de la souris.

Gadget, le logiciel permet de faire varier cette couleur en fonction du réglage de la sensibilité ! Il est toutefois temps de parler de l’essentiel : l’ergonomie et la précision. À ce niveau aucun problème. L’Harpoon RGB adopte une forme « pour droitier » et s’avère agréable à manipuler. Son revêtement n’est pas glissant et sa couleur – noir mat – ne garde pas les traces de doigts. Le capteur optique fait le job et le petit gabarit de la souris permet de la manipuler avec aisance. Attention cependant, les grandes mains pourraient y trouver à redire : il leur sera impossible de faire reposer la paume de la main sur le dos de la souris.

Complétons ces remarques sur l’ergonomie de l’Harpoon RGB par une précision quant à la position des boutons – impeccable – et à la roulette qui répond au doigt et à l’œil à nos sollicitations. La finition de la souris est de qualité compte tenu du prix et une seule la question de la durée de vie subsiste : avec Corsair, nous sommes confiants. Une très bonne souris pour qui veut jouer sans se ruiner.

Corsair Scimitar Pro RGB

À côté de la Harpoon RGB, nous avons choisi de faire figurer la Scimitar Pro qui est en quelque sorte l’antithèse de la petite souris d’entrée de gamme. Avec la Scimitar Pro, Corsair caresse les joueurs dans le sens du poil et pas n’importe quels joueurs puisque ce périphérique se destine avant toutes choses aux amateurs de MOBA et de MMO. Une orientation qui tombe sous le sens dès lors que l’on regarde de plus près le côté gauche de la souris et ses douze boutons numérotés !

La Corsair Scimitar Pro RGB, pensé pour les amateurs de MOBA et MMO

Au total, ce sont 17 boutons qui sont ainsi disponibles et tous sont programmables au travers du Corsair Utility Engine. Un soft qui est toujours aussi agréable à utiliser et permet aussi de jouer avec les couleurs des 5 LEDs de la souris ou avec la sensibilité du capteur (100 à 16000ppp) et le taux d’interrogations (125, 250, 500 ou 1000Hz). Notez que le terme de programmable n’est pas usurpé par Corsair : il est réellement possible d’attribuer à peu près n’importe quelle fonction qui vous passerait par la tête à chacun des boutons.

En situation, ces 17 boutons ne pas toujours très pratiques hélas. C’est un défaut qui n’est pas propre à Corsair cependant et toutes les souris « MMO » souffrent de ce manque d’accessibilité d’une rangée de boutons. Le pavé de 12 boutons est déplaçable – amplitude de 8 mm – mais on reste gêné pour atteindre tous les boutons. De plus, et cette fois Corsair aurait pu trouver une solution plus efficace, le revêtement des différents boutons de ce pavé n’aide pas suffisamment à les reconnaître. Rien de catastrophique, mais sur une souris à 90 euros, on est en droit d’exiger une finition proche de la perfection.

Reconnaissons en revanche que la précision du capteur optique est impeccable, pourvu bien sûr que vous ne l’utilisiez pas une surface transparente : c’est une limitation de tous les capteurs optiques. À près de 150 grammes, la souris est lourde et si sa taille permet d’envisager toutes les prises en main, ce poids pourrait poser problème aux amateurs de prise du bout des doigts. Reste que la Scimitar Pro est une solution élégante pour qui souhaite s’aventurer dans l’univers des MMO / MOBA.

Logitech G203 Prodigy

Véritable référence dans le monde des souris, Logitech a logiquement une gamme complète de modèles allant de la plus simple souris de bureautique au plus complexe des produits « gamer ». La G203 Prodigy est en quelque sorte à la croisée des chemins. Ce modèle est effectivement un produit « gamer », mais résolument d’entrée de gamme à la manière de Corsair avec sa Harpoon RGB ou PNY avec sa Riot-O1.

La Logitech G203 Prodigy ressemble étrangement à une souris de bureautique

Sans surprise, la G203 Prodigy est limitée côté fonctionnalités. Tout d’abord, elle n’intègre « que » six boutons et son capteur – de technologie optique – se limite à 6000ppp. Nous le savons, une telle sensibilité est toutefois amplement suffisante. Logitech ne néglige cependant pas l’essentiel et son logiciel – l’Assistant pour jeux vidéo – permet de régler la sensibilité (de 200 à 6000ppp) autant que de jouer avec l’éclairage des LEDs, le taux d’interrogations (jusqu’à 1000Hz) et, surtout, la programmation des boutons : il est possible de leur attribuer à peu près n’importe quelle fonction.

Reproche déjà effectué à l’encontre de tous nos constructeurs, la G203 Prodigy est également une souris réservée aux droitiers, de par sa forme. À l’usage, elle s’avère en revanche très agréable à manipuler et la position des boutons est bien pensée. Le poids minimaliste (85g) de la G203 Prodigy permet de longues sessions de jeu sans la moindre fatigue… à condition d’apprécier le mode de préhension recommandé. Compte tenu de la petite taille de la souris, il sera délicat pour les grandes mains de faire reposer complètement la pause : les doigts dépasseront forcément et les boutons de la tranche seront difficiles d’accès.

La G203 Prodigy est un produit qui va à l’essentiel. Pour autant, son promoteur n’en oublie pas l’ergonomie et le confort d’utilisation. La souris est aisément personnalisable, même si les réglages sont limités. Bien sûr, les grandes mains et les gauchers ne seront pas concernés par ce modèle. Regrettons enfin son positionnement tarifaire : Logitech est un peu plus cher que la concurrence.

Nacon GM-400L

Label « gamer » de la société d’accessoires Big Ben, Nacon dispose d’une large gamme de souris et pour ce dossier, nous avons retenu la GM-400L. Il s’agit du produit le plus haut de gamme de la firme et cela se ressent au niveau des fonctionnalités : capteur laser, poids personnalisable, écran LCD… Pour autant, la GM-400L n’est pas un modèle exorbitant et le prix public conseillé par Nacon se situe tout à fait dans la moyenne, 59,90 euros.

La Nacon GM-400L

De prime abord, la GM-400L est une souris classique avec ses 13cm de long pour 8cm de large et son dos relativement bombé. Sa forme est traditionnelle et Nacon n’a pas versé dans le design agressif ou très anguleux que l’on trouve souvent sur les modèles dits « gamer ». Attention toutefois, comme souvent, cette souris est – de par sa forme – réservée aux droitiers. Précisons également que la GM-400L n’est pas le modèle le plus indiqué pour les petites mains qui auront du mal à trouver un positionnement optimal. En revanche, son poids réduit (110g) est un atout qui rend la souris particulièrement maniable.

Nacon mise sur la personnalisation de sa souris pour attirer les joueurs et même ce poids dont nous venons de parler est modifiable. Quatre masses de 3,1g et quatre autres de 3,7g sont fournis dans la boîte : jusqu’à quatre peuvent être enfichés à l’arrière pour modifier le poids de la souris. Même chose pour le capteur de 6000ppp que l’on peut modifier : 800,1600, 2400, 3200, 5000 ou 6000ppp. Cette modification se paramètre via le logiciel, mais s’active directement depuis la souris. Le logiciel Nacon est plus convaincant que sur les manettes de la marque et permet de programmer tous les boutons de la souris ainsi que les LEDs de la GM-400L.

Modèle haut de gamme à prix réduit sur le papier, la Nacon GM-400L semble ne jamais vouloir véritablement choisir. On peut modifier le poids de la souris, mais on se retrouve avec une moitié des boutons de piètre qualité. On dispose d’un capteur laser agréable et précis, mais il faut faire avec un revêtement, glissant, relativement inconfortable. La GM-400L est une souris au rapport qualité / prix intéressant, si vous pouvez passer outre ses défauts.

PNY Riot-O1

Plus connu pour ses cartes graphiques, PNY cherche à se diversifier tout en restant tourné vers les « gamer » avec une souris au design sans équivoque. La Riot-O1 est effectivement dotée d’une robe noire / rouge et d’un style plutôt agressif, anguleux. Il s’agit donc du premier essai de PNY en la matière et si le produit est intéressant à bien des égards, il souffre aussi de quelques tares qui ne nous permettent pas de vous la conseiller sans réserve.

La PNY Riot-O1, une souris au look agressif

À la base, rien à dire sur la conception de la souris. Elle mesure environ 13cm de long et se destine donc plus volontiers aux mains dans la moyenne haute, mais c’est surtout sa forme qui divisera les joueurs puisqu’elle est strictement réservée aux droitiers. Nous vous suggérons d’adopter une prise avec la paume afin de garder une bonne stabilité et vos doigts tomberont alors impeccablement sur les deux boutons principaux. Puisque nous parlons mensuration, il en est une qui fera tiquer certains joueurs : la souris pèse 165g. Oui, c’est élevé et n’incitera pas à soulever / reposer souvent la souris pendant les parties.

Orientation entrée de gamme oblige, la Riot-O1 n’intègre qu’une molette basique (déplacement sur un seul axe). On reste cependant déçu par son manque de souplesse. Autre point d’achoppement, les deux boutons latéraux ne sont pas au niveau des autres : leur cliquetis fait toc. En revanche, le revêtement de la souris et la présence d’un renfoncement pour le pouce garantissent un confort certain. Confort « logiciel » cette fois : les boutons sont programmables et même si l’interface est un peu austère, le soft de PNY fait le job : on change la fonction de n’importe quel bouton, la couleur des LEDs et on peut enregistrer un maximum de quatre profils.

Terminons par un mot sur la précision de la souris. Étonnamment, la Riot-O1 n’est équipée que d’un capteur optique 4000ppp. Dans la pratique, ce n’est pas un réel problème, mais les plus exigeants pourraient y trouver à redire. Cela ne gâche pas le tableau de ce coup d’essai pour PNY, mais contribue à en limiter l’intérêt. Malgré un prix relativement bas, elle souffre de la comparaison avec les Harpoon RGB et autres G203 Prodigy… en attendant la Riot-O2.

Razer DeathAdder Elite

Constructeur qui a fait son succès sur les produits dits « gamer », Razer n’en est pas à sa première souris et la DeathAdder Elite vient en remplacement de la DeathAdder Chroma sortie il y a déjà trois ans. Sur le papier, la DeathAdder Elite est taillée pour l’eSport avec un nouveau capteur 16000ppp et des boutons à la fois plus réactifs et plus endurants. Suffisant pour s’imposer sur ce marché très concurrentiel ?

La Razer DeathAdder Elite, un modèle faussement sobre

Alors que certains constructeurs jurent par le design ou la personnalisation de leurs souris pour convaincre les joueurs « professionnels », la DeathAdder Elite fait le pari d’un modèle en apparence simple, mais doté des technologies les plus avancées. Réservée aux droitiers de par la position des boutons latéraux, la souris dispose d’une prise en main très agréable. La forme y est évidemment pour quelque chose, mais aussi le revêtement employé par Razer : confortable et qui ne glisse jamais de la main. Plus courte que la majorité des modèles de notre dossier (12,7cm), elle ne permet en revanche pas une saisie à pleine main : la claw grip ou la finger grip est ici de rigueur.

Le nouveau capteur employé par Razer conserve la technologie optique – elle a notre préférence – mais le constructeur évoque une sensibilité réglable jusqu’à 16000ppp. Pour être honnêtes, nous ne sommes sans doute pas assez bons pour apprécier le surcroît de précision. Reste que la DeathAdder Elite ne nous a jamais fait défaut durant nos sessions. Les boutons intègrent de nouveaux interrupteurs réalisés en collaboration avec Omron : ils sont prévus pour durer 50 millions de clics. Un gage certain de qualité. Dans la pratique, ils sont réactifs et précis. De plus, leur positionnement ne souffre aucune critique.

Enfin, Razer distribue le logiciel Synapse pour paramétrer en détails la DeathAdder Elite : sensibilité, accélération, éclairage des LEDs et fonction des boutons sont au menu d’un soft à l’ergonomie parfaite. Il parfait un tableau difficilement critiquable si ce n’est, peut-être pour noter que la molette aurait pu offrir un axe de déplacement horizontal. Un défaut mineur au regard de la qualité d’ensemble, mais à souligner compte tenu du prix de la bête.

Roccat Kone EMP

Éternel concurrent des Asus, Corsair et autres Razer, Roccat s’est fait une spécialité des périphériques à destination des « gamers ». Pour autant, il ne sombre pas dans le délire « esthético-agressif » de certains constructeurs et, au sortir de la boîte, sa Kone EMP étonne même par sa sobriété. Toute de noir vêtue, elle arbore certes un logo relativement imposant, mais c’est à peu près tout ce que l’on peut noter.

La Roccat Kone EMP

Relativement longue (135mm), la Kone EMP se destine davantage aux mains relativement grandes et privilégie une prise à « pleine paume » plutôt qu’une finger grip qui sera d’autant moins confortable que la souris est sensiblement plus large que nombre de ses consœurs (75mm). Notons d’ailleurs que malgré un poids mesuré (116g), elle est plus imposante qu’une G502 Proteus Spectrum par exemple et plus « fatigante » sur la durée. Une sensation heureusement en partie compensée par l’utilisation d’un revêtement soft-touch du plus bel effet. Il ne se marque pas facilement et procure un confort remarquable ainsi qu’une impression de « douceur » au contact de la souris.

Sur un plan technique, la Kone EMP se distingue d’abord par les deux liserés de LEDs que l’on trouve sur les côtés de la souris. Ils sont paramétrables via le logiciel Swarm de Roccat afin de créer des effets RGB amusants. Logiciel qui permet bien sûr de personnaliser la sensibilité du capteur optique (100 à 12000ppp) et de définir des paliers à utiliser avec les boutons situés derrière la molette. Taux d’interrogation (125 à 1000Hz), vitesse de déplacement ou du double-clique et création de macros / profils sont également au menu d’un soft parfaitement fonctionnel et bien pratique. Difficile dans ces conditions de ne pas trouver un paramétrage de la Kone EMP qui corresponde à vos habitudes.

Aux côtés de la Logitech G502 Proteus Spectrum, la Kone EMP est sans doute notre souris préférée. Elle est fiable, précise et très largement paramétrable. Roccat emploie des composants éprouvés (capteur Pixart, interrupteurs Omron) et dessine une souris qui tient parfaitement en main. L’élégance est de mise, mais les fonctions ne sont pas oubliées avec cette molette crantée multidirectionnelle et le raccourci Easy-Shift qui offre une fonction secondaire à chaque bouton. Du très beau travail.

Speedlink Omnivi

Dernier modèle de notre sélection, la Speedlink Omnivi est aussi la moins connue des souris que nous avons retenue. Son constructeur – Speedlink – tente depuis plusieurs mois de se faire un nom dans l’Hexagone et la commercialisation de cette souris s’inscrit parfaitement dans cette logique : la Omnivi surfe sur le succès des produits « gamer » pour faire connaître la gamme entière.

La Speedlink Omnivi peut se transformer en sapin de Noël

Alors que nous avions loué la sobriété des autres modèles du dossier, l’Omnivi est à fond dans le délire « gamer ». À la manière de PNY, Speedlink a choisi de retenir une robe rouge vif et son design use de formes relativement agressives. Encore moins discret, de nombreuses LEDs viennent éclairer le mulot qui prend des allures de sapin de Noël au premier branchement. Autre constat, l’Omnivi est une souris imposante (131x87mm, 145g) : elle est réservée aux droitiers et privilégie une palm grip où presque toute la main vient reposer sur son dos. L’ergonomie est bonne, voire très bonne, mais imposer d’utiliser la molette avec le majeur et le bouton droit avec l’annulaire.

Rien à redire au niveau de la glisse de la souris ou de la précision du capteur optique. L’Omnivi répond au doigt et à l’œil. Nous apprécions la présence de dix boutons dont un sert à modifier la sensibilité à la volée, même si le quatrième bouton « du pouce » est difficile d’accès. Il est possible de paramétrer la fonction de chacun d’entre eux et même de créer des macros. Ceci se fait avec l’Omini Core Gaming. La majorité des fonctions attendues sont présentes avec la sensibilité du capteur sur 6 paliers (de 100 à 12000ppp) et le taux d’interrogation (de 125 à 1000Hz). Hélas, gérer les LEDs est moins probant et l’interface de création des macros pourrait être affinée.

Soucieux de toucher un large public, Speedlink fixe son prix public conseillé à 69,90 euros. Compte tenu des fonctionnalités embarquées, l’Omnivi reste donc accessible, même si l’on regrette certaines orientations du constructeur. Le design est inutilement agressif et la forme impose une prise en main très spécifique. On ne comprend pas le pourquoi de cette excroissance sur la droite de la souris et on regrette que la LED de la molette ne puisse être éteinte. D’ailleurs, la molette n’est pas multidirectionnelle : le bilan est prometteur, mais Logitech fait mieux pour le même prix.

Crédits Photos : Begeek
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