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Les meilleures manettes pour jouer sur PC

Publié le | Modifié le
Les meilleures manettes pour jouer sur PC

Besoin d'une nouvelle manette pour jouer sur PC mais vous ne savez pas vers quel modèle vous diriger ? Suivez le guide.

Historiquement, les manettes sont liées aux consoles de jeu vidéo. Pourtant une majorité de joueurs PC dispose aujourd’hui d’un gamepad. Pas question de s’en servir avec un FPS bien sûr, mais sur FIFA ou PES, la manette de jeu est rudement pratique. Les jeux de plateformes, les courses typées arcade et beaucoup d’autres styles de jeux se prêtent aussi très bien à l’utilisation d’un gamepad.

Voilà, vous êtes convaincus et vous allez investir dans une manette. Seulement voilà, un petit tour ou sur Amazon ou sur la FNAC et ce sont des dizaines de références qui vous tombent dessus. Laquelle choisir et pourquoi ? Est-il nécessaire de mettre 120€ pour disposer d’une manette de qualité et comment savoir si elle sera adéquate pour affiner son style sur Ultra Street Fighter IV ?

Après en avoir essayé un très grand nombre, nous vous proposons une petite sélection de 10 modèles. Notre objectif est simple : vous permettre de faire un choix éclairé en vous conseillant chacun de ces produits pour un usage donné… Ensuite, vous faites comme vous l’entendez évidemment !

Les meilleurs gamepads pour jouer sur PC (filaire / sans-fil ; poids ; compatibilité)

  • Microsoft Xbox 360 Controller (filaire / sans-fil ; 230g ; PC, X360)
  • Microsoft Xbox One Controller (filaire / sans-fil ; 280g ; PC, XOne)
  • Sony DualShock 4 (filaire / sans-fil ; 210g ; PC, PS4)
  • Mad Catz FightPad Pro (filaire ; nc ; PC, PS3, PS4)
  • Steam Controller (filaire / sans-fil ; 290g ; PC)
  • Razer Wildcat (filaire ; 280 g ; PC, XOne)
  • Nacon GC-400ES (filaire ; 140-200g ; PC)
  • Thrustmaster GPX Lightback (filaire ; nc ; PC, X360)
  • Microsoft Xbox One Elite Controller (filaire / sans-fil ; 320g ; PC, XOne)

Microsoft Xbox 360 Controller

Est-il encore vraiment nécessaire de présenter la manette officielle imaginée par Microsoft pour sa Xbox 360 ? Grâce à l’omniprésence de Windows sur nos PC, cette manette est également devenue un standard reconnu par l’immense majorité des jeux. La plupart du temps, c’est cette manette qui est prise en exemple et en référence par les développeurs. De fait, en achetant ce produit vous êtes à peu près certain de pouvoir jouer avec n’importe quelle jeu un tant soit peu récent. Mieux, les commandes présentées au sein des didacticiels correspondront le plus souvent à votre manette. Pratique.

Preuve de son immense succès sur PC, aujourd’hui, la manette officielle Xbox 360 est toujours en vente alors que la console en elle-même est beaucoup moins à la mode. Pour faire simple, disons qu’il existe deux versions de la manette selon que vous vous tourniez vers le modèle filaire ou le modèle sans-fil. Cette seconde mouture s’accompagne d’un petit adaptateur à brancher en USB. Ce dernier est d’ailleurs disponible séparément – près de 20 euros tout de même – et peut gérer un maximum de 4 manettes. Plus léger d’une trentaine de grammes, le modèle filaire est évidemment doté d’un câble de bonne longueur, environ 3 mètres.

Nous l’avons dit, la manette officielle Xbox 360 est LA référence à l’heure actuelle sur PC. De fait, son fonctionnement est plug & play : vous n’aurez qu’à brancher la manette pour qu’elle soit parfaitement reconnue par Windows. Certains joueurs se plaindront toutefois qu’il ne soit pas possible de mettre directement en place des profils utilisateurs. Cela permettrait de modifier la configuration de tel ou tel bouton et d’appliquer ces changements en un clin d’œil à n’importe quel jeu. Très franchement, le défaut nous semble mineur et, le plus souvent, nous n’avons même pas à modifier le mapping des contrôles pour profiter au mieux des jeux. Notez que la manette fonctionne aussi très bien sous Linux et macOS.

Dans la pratique et après maintenant des années d’usage, il est vraiment difficile de critiquer cette manette. Louons tout d’abord un équilibre presque parfait qui rend la manette très agréable à tenir. Son poids limité à 230 grammes et l’excellente position des mini-sticks permettent de jouer des heures durant sans rencontrer de réelle fatigue. Le dessus de ces sticks est concave et pour quelques joueurs, il s’agit d’un détail un peu gênant. Nous regrettons pour notre part que la croix (ou plutôt le disque) directionnelle soit si peu précise : un défaut qui limite l’utilisation de la manette dans les jeux de baston.

En dehors de ce relatif problème, l’officielle Xbox 360 est une manette polyvalente qui accompagne d’innombrables joueurs PC depuis des années. C’est ce que l’on peut appeler une valeur sure et vous pouvez assez facilement la trouver en promotion. Votre humble serviteur en a d’ailleurs 4 perso, histoire de jouer à plusieurs en local !

Microsoft Xbox One Controller

Au moment de sortir la Xbox One, Microsoft a surpris son monde en proposant aussi une nouvelle manette. C’est vrai quoi, quel intérêt de proposer un nouveau contrôleur alors que le précédent est très largement considéré comme un excellent produit ? Microsoft a répondu de la plus belle des manières en gommant pour ainsi dire tous les défauts, tous les petits problèmes de l’officielle Xbox 360. Il n’a donc pas été question de révolutionner le précédent contrôleur et, en apparence, l’officielle Xbox One est assez proche de sa petite sœur avec la même disposition asymétrique des mini-sticks et les mêmes poignées relativement longues.

Au moment de la prendre en main, la nouvelle manette signée Microsoft ne change donc pas fondamentalement et le poids, supérieur d’une dizaine de grammes, ne gêne pas le moins du monde. En revanche, on apprécie d’entrée de jeu que le constructeur ait repensé le disque directionnel. Il s’agit maintenant d’une véritable croix comme au « bon vieux temps » et le fait est que face à des jeux nécessitant une bonne précision, la différence est très nette : on trouve plus facilement et plus sûrement toutes les directions souhaitées. Notons cependant que l’activation d’une direction est l’occasion d’un petit clic qui pourra gêner certains joueurs.

Les autres changements apportés par Microsoft vont dans le bon sens, mais ne se remarquent qu’après quelques sessions de jeu. C’est ainsi que l’on peut noter un changement au niveau des gâchettes : elles ont gagné en largeur et il est plus simple de les activer. Traitement similaire pour les boutons LB et RB que l’on actionne plus facilement, mais qui sont également un peu plus bruyants. Enfin, les sticks profitent d’un nouveau revêtement qui entoure leur partie supérieure. Ce faisant, ils accrochent mieux aux doigts. Les experts remarqueront que Microsoft en a réduit le diamètre de quelques millimètres sans que cela ait une véritable incidence.

À la manière de ce qu’il avait fait avec les officielles Xbox 360, Microsoft a d’abord distribué une version uniquement filaire de son officielle Xbox One à destination des PC. Plus tard, une mouture sans-fil est sortie et un adaptateur est également arrivé sur le marché. Commercialisé une vingtaine d’euros, il se connecte évidemment au port USB de son PC et permet d’appareiller un maximum de 4 contrôleurs wireless. Un aparté qui nous permet de revenir sur un dernier changement apporté à la manette : l’emplacement batterie est maintenant mieux intégré à la manette. Ce point de détail contribue à l’excellente impression laissée par la finition d’ensemble.

Si l’officielle Xbox 360 a constitué la référence en ce qui concerne la manette PC durant de nombreuses années, elle est aujourd’hui détrônée par l’officielle Xbox One. On reste donc « dans la famille » et il nous semble difficile aujourd’hui de faire mieux tout en gardant un tarif contenu. Oui, c’est peut-être le vrai défaut de l’officielle Xbox One : elle est facturée environ 50 euros quand sa petite sœur se négocie moins de 30 euros.

Sony DualShock 4

La sortie de chaque nouvelle console PlayStation est pour Sony l’occasion de proposer une nouvelle manette comme le fait Microsoft. Sans surprise, la PlayStation 4 a donc été accompagnée de la DualShock 4. Ce contrôleur ne fonctionnait de prime abord PAS sur PC. Il emploie certes une prise USB, mais une sombre histoire de pilotes empêchait la manette de passer. Face au silence coupable de Sony, des petits malins ont toutefois trouvé des solutions pour que la DualShock 4 puisse être utilisée par les joueurs PC et des logiciels tels que JoyToKey ou DS4Windows se sont forgés une jolie réputation auprès des amateurs.

Aujourd’hui, les choses ont sensiblement évolué et si Sony n’a pas fait de réels efforts, on peut remercier Steam. La fameuse plateforme a effectivement été mise à jour afin de reconnaître la DualShock 4. Mieux, Steam ne se contente pas d’identifier correctement la manette PlayStation 4, il en exploite toutes les fonctionnalités. En réalité, le paramétrage de la DualShock 4 passe par une interface très proche de celle qui sert à configurer le Steam Controller. De ce fait, tout marche à merveille et on ne se limite plus à une émulation logicielle sinon imparfaite, du moins assez inconfortable à mettre en œuvre.

Il est maintenant possible d’exploiter le gyroscope interne de la DualShock 4, sa zone tactile en plus de ses classiques gâchettes et autres mini-sticks. Cette compatibilité permet de profiter d’une des meilleures manettes jamais conçues, même si à ce niveau les avis divergent. En effet, Sony reste fidèle à ses poignées courtes qui donnent l’ergonomie si particulière des manettes PlayStation. Là, il y a deux écoles. D’un côté, certains joueurs estiment que la prise en main est meilleure. En revanche, certains utilisateurs considèrent que cela accroît la sensation de fatigue. Nous appartenons plutôt à cette seconde catégorie, mais tout est une question d’habitude.

Autres caractéristiques de la DualShock 4, la position symétrique des deux mini-sticks et la petite « bosse » au sommet de chacun d’entre eux. Là encore, les avis sont partagés. Certains joueurs préfèrent la disposition « Xbox » avec cette asymétrie saluée dans les FPS quand d’autres sont d’avis que la forme « creuse » des officielles Xbox 360 / Xbox One est garante d’une meilleure stabilité. En revanche, à peu près tout le monde est d’accord pour dire que le revêtement des mini-sticks devrait être repensé : il s’use prématurément et constitue le point noir de cette DualShock 4 par ailleurs très robuste.

L’absence de compartiment à piles et l’impossibilité de changer la batterie constituent un défaut écologique de la DualShock 4 qui reste malgré tout une valeur sure. Sony s’y connaît en conception de manette et si nous estimons que son produit souffre de la comparaison avec l’officielle Xbox One, le résultat reste très bon et les gros joueurs PlayStation 4 seront de toute façon plus à leur aise avec une manette qu’ils connaissent – c’est le cas de le dire – sur le bout des doigts !

Mad Catz FightPad Pro

Les habitués vous le diront, un gamepad – aussi bien pensé soit-il – n’est pas l’idéal pour se lancer dans les jeux de baston façon Street Fighter. Ces joueurs expérimentés ne jurent au final que par les arcade sticks, ces imposants périphériques qu’ils peuvent poser sur leurs genoux et utiliser des heures durant sans ressentir la moindre fatigue. Seulement voilà, non content d’être lourds et encombrants, ces arcade sticks sont aussi très chers et c’est pour répondre à leurs multiples handicaps que Mad Catz – l’un des spécialistes du genre – a mis au point un gamepad d’un genre différent, le FightPad Pro.

Comme son nom l’indique sans ambiguïté, cette manette se destine avant tout aux jeux de baston. Autant être clairs d’entrée, il est effectivement difficile de pratiquer d’autres genres avec ce périphérique : on peut encore y trouver son compte sur un jeu de plateformes, mais la présence d’un unique mini-stick compliquera les choses sur n’importe quel jeu d’action par exemple. Le FightPad Pro a été pensé comme un arcade stick. Ainsi, on retrouve la disposition « en ligne » des deux rangées de boutons. Cette organisation permet d’accéder très simplement aux trois « niveaux » de coups de poing / coups de pied.

La croix directionnelle a constitué un autre axe de travail majeur pour Mad Catz. Le constructeur a d’ailleurs opté pour un disque directionnel plutôt qu’une véritable croix, un peu à la manière de Microsoft sur la manette officielle Xbox 360. Cela dit, la ressemblance s’arrête là. Le disque directionnel façon Mad Catz est beaucoup plus en phase avec la position des doigts et, à l’usage, il est bien plus fiable, bien plus précis. L’exécution des quarts de cercle pose beaucoup moins de problème que sur un pad classique. Attention toutefois, un petit temps d’adaptation peut être nécessaire afin de changer ses habitudes.

Notons également que le FightPad Pro n’est pas le premier essai de Mad Catz. Le fabricant en est à sa seconde version et a justement nettement amélioré ce disque directionnel qui s’avère bien plus réactif. Aucun changement en revanche du côté du mini-stick. Excellent, ce petit élément ressemble à s’y méprendre à celui d’un Dual Shock 4. Puisque nous parlons manette PS4, notons également que Mad Catz intègre aussi une zone tactile comme peut le faire Sony. Bien sûr, un tel élément n’aura d’intérêt que sur PlayStation 4 puisque le FightPad Pro est tout autant une manette à destination des PC que des PS4.

En définitive, le FightPad Pro est une manette raccord avec l’objectif de son constructeur, mais qui ne satisfera pour autant pas tous les joueurs. Il nécessite un réel temps d’adaptation et son ergonomie ne va pas forcément de soi pour les habitués de pads plus « classiques ». Dans un jeu comme Street Fighter IV, il s’avère plus confortable à l’usage et, en fin de compte, plus réactif, plus précis. La sortie d’arcade sticks bon marché (Hori Fightstick Mini / Mad Catz FightStick Alpha) nous impose toutefois une ultime réserve : la question du prix devient moins un problème et, à notre avis, un pad ne peut se comparer à ces arcade sticks fussent-ils d’entrée de gamme.

Steam Controller

Présenté il y a déjà trois ans, le Steam Controller est une manette très particulière imaginée par Valve pour accompagner la sortie des Steam machines, aujourd’hui bien en peine. Le Steam Controller a été conçu avec un objectif très clair à l’esprit : remplacer le clavier et la souris afin d’amener le jeu vidéo PC dans le salon, et ce, quel que soit le genre pratiqué. C’est ainsi que Valve considère son gamepad aussi à l’aise en face de jeux de plateformes que de simulations sportives, de jeux de stratégie temps réel que de first person shooter… Un objectif ambitieux, mais qui n’est qu’imparfaitement atteint par le Steam Controller.

Afin de se donner les moyens de réussir, Valve a complètement repensé la conception du pad traditionnel. Comme vous pouvez le voir sur les photos, la partie supérieure de la manette est entièrement dévolue aux deux pavés tactiles qui sont à la base du projet de Valve. Plus classique, un mini-stick – unique donc, contrairement à la majorité des manettes – est présent dans la partie inférieure gauche. Enfin, Valve complète son gamepad par quatre boutons traditionnels, deux gâchettes analogiques, deux gâchettes numériques et deux palettes présentes sur le dos de la manette de jeu.

Sur le papier, Valve a pensé à tout. Grâce à un excellent outil de configuration, il est aisé d’attribuer les fonctions de la souris à l’un des pavés tactiles. On peut régler la sensibilité et l’amplitude des mouvements réalisés sur ces pavés qui ne parviennent toutefois pas à réellement faire oublier la souris. Les résultats sont bien meilleurs qu’avec un pad classique et la précision est intéressante. En revanche, l’amplitude des mouvements ne saurait se comparer à ce que l’on peut obtenir avec une souris. Plus gênant encore, la disposition même des éléments de la manette entraîne quelques désagréments. Ainsi, les « bêtes » boutons sont trop petits (20% moins grands que ceux d’un pad Xbox One) et pas assez espacés. Ils s’avèrent peu confortables.

Autre problème majeur du Steam Controller, sa finition. Compte tenu du tarif imposé par Valve (55 euros tout de même), cette finition nous semble réellement mauvaise. L’ensemble fait très « plastique », n’apparaît ni très solide ni très durable et le cliquetis des retours haptiques (pavés tactiles) inquiète. Nous sommes très loin de l’impression laissée même par l’officiel Xbox 360 par exemple. Ainsi, les palettes au dos de la manette n’inspirent vraiment pas confiance alors pourtant que ces ajouts sont redoutables d’efficacité une fois configurés correctement : elles tombent parfaitement sous les mains et nous ne les activons jamais « par mégarde ».

Sur le plan du fonctionnement, le Steam Controller se caractérise par sa dualité : il peut aussi bien marcher en filaire que sans-fil. La seconde solution implique toutefois d’insérer des piles qui viennent alourdir les poignées. Cette seconde « configuration » a d’ailleurs notre préférence pour assurer l’équilibre de la manette, en particulier lorsque l’on décide de jouer dans le canapé du salon. Le salon, clairement LE lieu pour profiter du Steam Controller. En effet, la manette de Steam ne saurait remplacer ni un excellent gamepad ni le couple clavier / souris, pour autant, en mode Big Picture, il permet de combiner les deux périphériques de manière très satisfaisante.

Razer Wildcat

Connue et reconnue pour la qualité de ses périphériques, la société Razer est aussi très souvent associée à la notion d’élitisme. Il faut dire que l’ensemble de ses produits se caractérise bien souvent par un tarif nettement supérieur à la moyenne. Justifiés ou non, ces tarifs éloignent bien souvent Razer du grand public. Il en va ainsi de la Wildcat, une manette que Razer met plus ou moins en face de la fameuse Xbox One Elite Controller. Le constructeur taïwanais estime qu’il s’agit d’un gamepad conçus pour les « joueurs exigeants » et il vise plus particulièrement le marché – très courtisé ces derniers temps – de l’eSport.

Pour atteindre son objectif, Razer a opté pour une refonte globale de ses précédents modèles de manettes de jeu. Le Taïwanais s’est également inspiré des travaux réalisés par certains de ses concurrents pour aboutir à un produit unique. Au sortir de la boîte, on se retrouve ainsi avec un périphérique assez proche de l’Officielle Xbox One et la qualité des matériaux, les revêtements ressemblent énormément à ce que peut utiliser Microsoft. En revanche, Razer a tenté d’adjoindre à son périphérique des fonctionnalités que l’on trouve généralement sur les modèles les plus haut de gamme… en particulier sur le Xbox One Elite Controller.

Razer autorise le paramétrage de la course des gâchettes analogiques – courte ou longue – via deux petits interrupteurs. Dans le même ordre d’idée, le constructeur reconduit ce qu’il avait déjà proposé sur la Sabertooth : des boutons supplémentaires. On en trouve deux sur le devant, proches des gâchettes, et deux sous le gamepad. Ces derniers peuvent d’ailleurs être retirés à l’aide d’un petit tournevis et c’est justement sur ce genre de détails que Razer ne se montre pas à la hauteur. En effet, le Xbox One Elite Controller dispose lui aussi de palettes au dos de la manette, mais aimantées, celles-ci se modifient et se retirent bien plus facilement.

Autre avantage de la manette haut de gamme de Microsoft : le revêtement qui confère au gamepad une stabilité quasi parfaite. Razer propose bien un revêtement grip avec sa Wildcat, mais il a eu l’étrange idée de le faire via des pads autocollants à fixer. Ce n’est ni pratique ni élégant, même si on comprend que Razer ait voulu laisser le choix aux joueurs. Le constructeur aurait aussi pu s’inspirer de Microsoft au niveau des sticks. Nous apprécions qu’ils soient plus larges sur la Wildcat que sur les pads Xbox One, mais là encore, l’Elite Controller va plus loin dans la personnalisation. Quand Microsoft intègre trois sticks de différentes hauteurs, Razer se contente de petits capuchons pour modifier l’adhérence et le diamètre de ses sticks : un peu léger.

Heureusement, si Razer soutient difficilement la comparaison sur les accessoires, sa Wildcat est un excellent produit une fois entre les mains. On apprécie par exemple le remarquable comportement des sticks. Ils sont précis et reviennent en position centrale sans à-coups. De la même manière, les boutons principaux sont parmi les plus sensibles qu’il nous ait été de voir : un avantage pour certains joueurs, mais un défaut pour d’autres d’autant qu’un cliquetis assez désagréable accompagne leur utilisation. La Wildcat dispose également d’un ensemble de quatre boutons (chat, audio…) bien pratiques et sa conception lui assure un équilibre presque parfait.

Nacon GC-400ES

Manette la plus récente de notre dossier, la Nacon GC-400ES a une histoire particulière. Conçue par des passionnés, elle est passée par la case financement participatif. Aujourd’hui partenaire de Big Ben, Nacon distribue son bébé de manière assez large même s’il vise une clientèle un peu particulière : la jeune équipe s’est effectivement mis en tête de réaliser une manette destinée aux joueurs professionnels, aux fanatiques d’eSport et aux touche-à-tout. Sur le papier, les deux premières catégories seront convaincues par la précision de la manette quand la troisième catégorie devrait être conquise par la polyvalence de cette GC-400ES… mais ça, c’est sur le papier.

Dans les faits, on est d’abord impressionnés par la finition du packaging. À la manière de ce que peuvent proposer Microsoft ou Razer sur des produits plus coûteux, la GC-400ES est livrée dans une boîte / sacoche. À l’intérieur, le contrôleur bien sûr, mais aussi un câble USB tressé, un mini-tournevis, une série de poids (2x10g, 2x14g et 2x17g) et quelques autocollants. La série de poids est le premier élément surprenant pour qui ne connaît pas la GC-400ES. Nacon a opté pour cette solution afin de permettre la personnalisation du poids de la manette : grâce au mini-tournevis, on peut ouvrir un compartiment dans chaque poignée et insérer jusqu’à deux de ces poids.

Poursuivons le tour du propriétaire en évoquant la présence de deux boutons sur le dos de la manette : ils permettent d’ajouter quatre raccourcis à paramétrer. Plus classique, la GC-400ES intègre quatre boutons ABXY, deux boutons LB / RB et deux gâchettes analogiques dont on ne peut hélas pas modifier la course. Enfin, l’autre grosse nouveauté de la GC-400ES est visible avec les sticks. Si celui de gauche est relativement conventionnel, celui de droite est bien différent. Plus haut, plus large et de forme convexe, il est surtout capable d’une inclinaison sur 46°. Une telle inclinaison offre un surcroît de précision dans les jeux… Pour Nacon, cela permet aussi de remplacer la souris.

Ces fonctionnalités, Nacon les rend accessibles à travers un logiciel bien pensé, mais qui mériterait un renfort d’ergonomie et de stabilité. Au travers de 4 profils, ce logiciel permet de modifier tous les contrôles, d’ajouter des zones mortes aux sticks, de gérer leur courbe de réponse et de mapper n’importe quelle touche du clavier. Notre profil Civilization VI s’est ainsi montré très convaincant. En revanche, n’espérez pas remplacer le couple clavier / souris avec la même efficacité. Entendons-nous bien, sur un FPS, la GC-400ES est sans doute la meilleure manette que nous ayons eu entre les mains, mais même là, la précision d’une souris reste sans équivalent.

Louons toutefois les efforts déployés par Nacon qui remplit plutôt bien son contrat. La GC-400ES permet bel et bien de jouer à n’importe quel type de jeu qu’il s’agisse de foot ou de FPS, de baston ou de STR. Ce faisant, elle est le compagnon idéal du joueur PC amoureux de son canapé et qui ne supporte plus de trimballer un clavier / souris dans le salon. Une réserve toutefois, n’espérez pas vous mesurer à des joueurs clavier / souris avec cette manette… la précision reste un cran en-deçà.

Thrustmaster GPX Lightback

Très actif sur le marché des volants et des joysticks de simulation, Thrustmaster l’est un peu moins côté manettes de jeu. Le Français dispose toutefois de quelques produits intéressants et notamment ce GPX Lightback qui tente de se faire une place au soleil en axant sa conception vers les jeux de courses. Pour ce faire, Thrustmaster intègre deux barres de quatre LED chacune. Ces barres traduisent certaines informations ingame comme notre accélération dans une simulation automobile. Certains joueurs objecteront qu’un tel système n’est pas très pratique puisque l’on regarde davantage l’écran que sa manette. Dans les faits, on se rend compte que la manette est souvent en périphérie de notre champ de vision : on voit les diodes même en pleine partie.

Thrustmaster intègre également un système de rétroéclairage à l’objectif double. Bien sûr, il s’agit de toujours voir sa manette même dans l’obscurité, mais le rétroéclairage doit aussi correspondre à ce qu’il se passe dans le jeu. Dans les faits, cette double fonctionnalité reste du domaine du gadget pur, plus encore que la double barre de LED. Heureusement, à côté de ces fonctions pas forcément indispensables, le constructeur français ne se loupe pas sur l’essentiel. La GPX Lightback assure dès lors que l’on est en jeu. L’ergonomie générale est à ce titre excellente et même après de longues sessions de jeu, aucune fatigue ne se ressent.

Notons que les deux poignées paraissent un peu plus longues et plus fines que leurs homologues de chez Microsoft. Pour le reste, la GPX Lightback se comporte comme une Officielle Xbox 360. Aucun problème de précision ou de réactivité à signaler, même si la croix directionnelle est trop dure et trop peu sensible pour être pleinement exploitable dans les jeux les plus intenses. Nous préférons malgré tout cette croix à celle de la manette Xbox 360. À l’origine, cette distinction avait son importance car la GPX Lightback avait en plus le bon goût d’être moins chère que la manette Microsoft. Hélas pour Thrustmaster, ce n’est plus le cas aujourd’hui.

Si nous apprécions toujours autant la GPX Lightback qu’à sa sortie il y a maintenant plusieurs années, il reste difficile de vous la conseiller. Pour une dizaine d’euros de moins vous pouvez effectivement vous prendre une manette Xbox 360 sensiblement équivalente. Par ailleurs, pour une dizaine d’euros de plus, vous pouvez carrément vous offrir la manette Xbox One officielle : cette dernière fait mieux à tous les niveaux ou presque. Il est temps pour Thrustermaster de revoir ses gammes.

Microsoft Xbox One Elite Controller

Deux ans après la sortie de la Xbox One, Microsoft a lancé une nouvelle manette hors de tout bundle console. Parfaitement conscient de la qualité de la manette officielle, le constructeur s’est dit qu’il y avait moyen de faire encore mieux, de la rendre plus paramétrable. C’est avec cet objectif qu’a commencé le développement du Xbox One Elite Controller. Inutile de tourner autour du pot car vous l’avez sans doute déjà remarqué : le prix de cette manette la réserve à des joueurs fortunés. Notez cependant que ces derniers mois, plusieurs offres promotionnelles ont permis de trouver le contrôleur autour des 100-120 euros en lieu et place des 149 euros de son lancement.

Forcément, avec un tel tarif « conseillé », Microsoft se devait de proposer une manette d’exception et le fait est que le résultat est à la hauteur de l’investissement. Dès réception de la manette, on est impressionné par le soin apporté à l’ensemble. Elle est livrée dans une boîte / un écrin aussi élégant que pratique pour transporter la manette et ses accessoires. À côté du gamepad en lui-même, on retrouve par exemple deux jeux de trois « capuchons » pour les mini-sticks. Ces « capuchons » permettent de faire varier la hauteur, la forme (concave / convexe) et le revêtement de ces sticks. Difficile, dans de telles conditions, de ne pas trouver chaussure à son pied.

Le D-pad profite des mêmes attentions. Ainsi, dans la boîte de l’Elite Controller sont présents un disque directionnel et une croix directionnelle. Aimantés, ces deux appendices viennent s’enficher sur le D-pad et changer à la volée la configuration de la manette pour coller au jeu pratiqué (plateformes, combats…). Autre élément de personnalisation : les palettes au dos de la manette. Quatre emplacements et autant de palettes sont disponibles. Il est possible de simplement les retirer, mais aussi de modifier leur orientation de sorte que cela colle à la position / forme de nos mains. Enfin, la course des gâchettes analogiques est réglable sur deux positions.

Ces éléments contribuent à faire de l’Elite Controller une manette d’exception. D’autres facteurs ne sont toutefois pas à négliger et que l’on parle de l’ergonomie ou de la précision, c’est un sans-faute. La forme est très proche de celle de l’officielle Xbox One, donc quasiment parfaite, mais les toutes petites mains pourraient y trouver à redire. Ces « mains » pourraient aussi être gênées par le poids de la manette : l’Elite Controller est le gamepad le plus lourd (environ 320 g) que nous ayons testé. C’est sans doute le « prix » à payer pour disposer d’un produit aussi solide qu’efficace. En effet, les mini-sticks sont remarquables de précision avec un « retour de centre » tout en souplesse.

Au final, nous avons été conquis par cette manette qui capitalise sur les réussites de l’officielle Xbox One pour aller encore un peu plus loin. Nous regrettons évidemment le tarif du gamepad, mais compte tenu des petites attentions de Microsoft, des accessoires livrés et de l’audience finalement assez restreinte, ça ne nous paraît pas scandaleux. Un beau cadeau pour les fanas du jeu vidéo.

Crédits Photos : Begeek
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