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Megaupload ferme ses portes

Publié le | Modifié le

La nouvelle est tombée le 19 janvier dernier, au lendemain de la journée de blackout organisée pour manifester contre les textes de loi SOPA/PIPA. Megaupload, 13ème site le plus visité au monde a fermé hier ses portes après que le FBI et le Département de la Justice (DoJ) américain aient entamé une procédure contre le site d’hébergement.

La procédure criminelle qui a été ouverte le 5 janvier 2012, a conduit à l’arrestation de Kim Dotcom (ou Kim Schmidtz et Kim Tim Jim Vestor) 37 ans fondateur et patron de Megaupload basé en Nouvelle Zélande et à celle de 6 de ses collaborateurs évoqués dans la liste suivante.

  • Finn Batato, 38 ans directeur marketing, vivant en Allemagne,
  • Julius Bencko, 35 ans, graphiste, vivant en Slovaquie,
  • Sven Echternach, 39 ans, directeur commercial, vivant en Allemagne,
  • Mathias Ortmann, 40 ans, directeur technique, co-fondateur et directeur de l’univers Mega, vivant en Allemagne et à Honk Kong,
  • Andrus Nomm,  32 ans,développeur et chef de l’équipe de développement technique, vivant en Estonie et en Turquie,
  • Bram van der Kolk, 29 ans, superviseur du développement et de l’infrastructure réseau, danois vivant aussi en Nouvelle-Zélande.

Alors que Dotcom, Batato, Van der Kolk et Ortmann ont été arrêté et placé en garde à vue en Nouvelle Zélande, en attendant un transfert vers les Etats-Unis,  Bencko, Echternach et Nomm sont actuellement recherchés et sont sous le coup de mandats d’arrêts. L’équipe risque une peine de prison cumulée de 60 ans maximum.

Pour les autorités américaines, le site aurait engendré des recettes de 175 millions de dollars depuis 2005 en donnant accès à des fichiers illégaux, ce qui aurait par ailleurs causé un manque à gagner de 500 millions de dollars pour les ayants-droits. Le FBI et le DoJ auraient saisi durant cette procédure aux Etats-Unis, au Canada et Pays-Bas notamment près de 50 millions de dollars d’actifs, de matériels et de serveurs, ainsi que 18 noms de domaine, dont les fameux MegaUpload.com et MegaVideo.com. Des noms de domaine hébergés dans les centres de données de Carpathia Hosting aux Etats-Unis, et par l’hébergeur Néerlandais Leaseweb en Europe.

Les sociétés mises en cause sont MegaUpload Limited et Vestor Limited, pour racket en bande organisée, conspiration en vue d’infractions aux droits d’auteur et pour blanchiment d’argent. Il est également reproché aux sociétés et à leurs membres d’avoir profité d’un modèle économique peu scrupuleux, en proposant notamment un système de récompense des membres qui mettaient en ligne des fichiers très demandés. Ainsi les membres les plus actifs pouvaient recevoir un versement d’argent calculé en fonction du trafic généré par le fichier envoyé. De même les sociétés utilisaient des sites tiers proposant de nombreux liens, ce qui permettait de faire la promotion de leurs services et contenus sans présence d’un moteur de recherche. Enfin c’est l’absence totale de sanctions envers les utilisateurs qui partageaient des fichiers soumis à droits d’auteur qui est également retenue contre les sociétés et leurs protagonistes.

Bien que l’avenir du groupe soit encore incertains, il est cependant peu envisageable que le service se relève d’une telle procédure. En effet, bien que sur le papier l’activité de Megaupload soit définie comme celle d’hébergeur, ce qui lui confère donc l’immunité accordée à tout hébergeur, ses pratiques démontrent clairement son intention de favoriser le téléchargement illégal. C’est pourquoi il n’y a que très peu de chance que le site rouvre ses portes un jour, les abonnés premium devraient donc perdre leur compte. Une fermeture qui fait l’effet d’une bombe et qui devrait en entraîner d’autres dans la foulée, par peur d’une condamnation similaire, mais qui en incitera certains à prendre la place de Megaupload, qui était visité par quelques 50 millions d’internautes par jour, soit 4% du trafic journalier mondial.

    Pour plus d’informations, nous vous invitons à consulter le communiqué de presse officiel, ainsi que l’acte d’accusation du FBI.

    Via : Numérama
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