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IBC 2014 : Samsung Gear VR, première prise en main

Nous avons essayé le premier casque de réalité virtuelle signé Samsung, le fameux Gear VR avec des contenus 6K, pendant l'IBC 2014.

| Modifié le 22 septembre 2014 à 15h30
IBC 2014 : Samsung Gear VR, première prise en main

Non l’IBC ce n’est pas que des grues-caméra de 15m ou des antennes satellites installées sur des camions. Le salon amstellois donne aussi le pouls de l’audiovisuel, côté pro quand l’IFA s’adresse plutôt au grand public. Mais on trouve également quelques pépites pour le consommateur…

Ainsi, RED accueillait sur son stand la société NextVR. Ce nom ne vous dit probablement rien. Pourtant cette entreprise californienne est spécialisée dans la création de contenus 3D et 360°. Elle a notamment comme client Oculus ou Red Bull. Aussi, la vidéo 360°, non seulement ils connaissent mais ils maitrisent jusqu’au bout des doigts. Begeek.fr était allé admirer un rig (structure assemblant plusieurs caméras) RED quand il est « tombé » sur le Samsung Gear VR. En fait, les deux sont intimement liés. Le rig fournit les images pour le casque de réalité immersive sud-coréen.

Le Samsung Gear VR

Le démonstrateur NextVR nous a interdit de prendre des photos de l’intérieur de casque. Aussi, il faudra se contenter de nos impressions. D’abord, le Samsung Gear VR est plus léger et confortable que son équivalent Oculus Rift. Cette aisance est renforcée par l’inexistence de câble électrique qui empêche de bouger la tête ou des bras librement. Comme ce casque fonctionne avec un Samsung Galaxy Note 4, la firme coréenne a un avantage de taille sur Oculus (qui a co-développé le Gear VR) : la mobilité. L’Oculus Rift DK2 est conçu pour fonctionner uniquement avec un PC (et probablement aussi une console de salon).

Un casque pour les geeks à lunettes ?

Par ailleurs, le possesseur de verres correcteurs que je suis a pu profiter de l’expérience immersive sans ses lunettes ! Une molette en haut du casque permet de régler sa dioptrie, comme sur des jumelles par exemple. C’est vraiment appréciable car les lunettes et le Rift ne font pas bon ménage. Ensuite et c’est surement le bénéfice principal, l’écran est 4K, soit presque 2 fois plus de pixels. Quand l’écran est à quelques petits centimètres des yeux, la différence est d’autant plus considérable. L’effet grille de l’Oculus DK2 et davantage du DK1, c’est-à-dire la perception de vide entre la matrice de pixels, n’existe pratiquement plus. Le cerveau a donc plus de facilité pour se laisser berner et prendre ce qu’il voit pour la réalité.

Nous avons commencé par voir une vidéo stationnaire sur une plage californienne, en fin de journée. Le réalisme était impressionnant, la fluidité épatante. La vue 360° était merveilleuse même si des mouvements circulaires de la tête occasionnaient du flou sur les côtés extérieurs comme sur le DK2. La seconde vidéo (lancée en cliquant sur un bouton sur le casque) est encore plus bluffante. Nous sommes à San Francisco, plus précisément à Hendrik Point, face au majestueux Golden Bridge. Le démonstrateur de NextVR nous a passé un joypad de Xbox360. Nous avons pu nous déplacer virtuellement et zoomer dans cette vidéo panoramique. Sans conteste la meilleure expérience immersive tout matériels et contenus confondus qu’il nous a été donné.

Rappelons que le Samsung Gear VR devrait sortir pour les fêtes de fin d’années pour un prix avoisinant les 200€ auquel il faudra bien sur adjoindre celui du Galaxy Note 4.

Qu’est-ce que le casque Galaxy Gear VR a de mieux que l’Oculus Rift DK2 ?

  • L’absence de câble d’alimentation, affichage et synchronisation (donc un fonctionnement autonome autorisant son usage n’ importe où).
  • Un écran de meilleure résolution (2560×1440 pixels au lieu de 1920×1080 pixels, c’est-à-dire 4K au lieu de Full HD)
  • Un poids plus faible
  • Un encombrement moindre
  • Un ajustement de la dioptrie avec une molette. En d’autres termes, les possesseurs de lunettes peuvent l’utiliser sans lunettes, pour plus de confort.
  • Une détection de mouvement sans tracker (contrairement à l’Oculus Rift DK2).
  • Des boutons de contrôles sur le casque (au lieu d’un unique bouton Off sur l’Oculus Rift DK2).
  • L’utilisation de périphériques sans-fil (Bluetooth ou WiFi) sans ajouter de dongle.

200 000 dollars de matériels pour créer des vidéos immersives

6 caméras Red 6K pour filmer en 360°

Pour créer des contenus pour le casque Samsung Gear VR, il faut des dispositifs adaptés, non seulement pour filmer à 360° mais également offrir une résolution au moins égale à celle de l’écran sur lequel est diffusée la vidéo. NextVR a réussi la prouesse de créer un rig positionnant au millimètre chacune des 6 caméras RED Dragon (30 000 dollars minimum l’unité, sans compter les optiques). Chaque caméra est équipé d’un capteur de 19 mégapixels offrant une résolution de 6144 x 3160 pixels, soit une définition 6K. Une caméra professionnelle, utilisée sur les tournages de séries TV notamment.

L’agence audiovisuelle américaine filme avec ce rig puis assemble les 6 flux vidéo avec un logiciel de son cru. La finesse de la définition des caméras RED Dragon autorise un ajustement de meilleure qualité entre deux flux, sans que l’on décèle la moindre aberration. Des contenus créés par NextVR seront pré-chargées sur le casque coréen. Par ailleurs, la société californienne travaille déjà sur le streaming de flux immersif dédié au Samsung Gear VR mais également à l’Oculus Rift ou au Sony Morpheus.

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