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Google au cœur d’un scandale SEO pour spam de ses résultats

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Google nous habitue, pour peu qu’on s’intéresse au référencement web, à jouer les shérifs sur Internet en luttant contre le spamdexing et l’achat de liens entre site tiers.

Pour Matt Cutts, porte parole auprès de la communauté des référenceurs et chargé de la lutte antispam à Mountain View, les liens payés ne doivent pas être intégrés dans le calcul du PageRank“. Et il ajoutait avec fermeté “nous prenons très au sérieux la question de l’achat de liens et agissons à son encontre“ (déclarations faites en 2009). Tant et si bien qu’un lien repéré comme ayant été acheté n’est pas suivi par les robots d’indexation et le site de destination perd donc le bénéfice d’être cité.

Pour ceux qui l’ignorent PageRank correspond à une note attribuée à un site en fonction du nombre de liens qui pointent vers lui. Pour simplifier : plus le nombre de références que compte un site est élevé et plus il aura des chances de se hisser dans le classement des résultats de recherche. Ce n’est qu’un des facteurs utilisés par Google dans le calcul algorithmique des positionnements de résultats mais il occupe une place considérable et constitue l’une des principales préoccupations des référenceurs.

Or Search Engine Land et SEO Book, 2 sites qui font particulièrement autorité en matière de veille et d’analyse des pratiques Search Engine Optimization (SEO), viennent de faire une découverte pour le moins surpenante. En lançant la requête “This post is sponsored by Google” ils ont obtenu près de 400 pages de résultats qui ont été écrites dans le cadre d’une campagne marketing massive en faveur du navigateur Chrome, orchestrée par Google. L’adage populaire “faites ce que je dis pas ce que je fais” culmine aujourd’hui dans les commentaires de la communauté de référenceurs.

Ces observations laissent à penser que Google achèterait des liens en violant sa propre ligne de conduite dictée aux créateurs de contenu et référenceurs du web. Le problème tient dans le fait que malgré l’achat de liens par Google, ces backlinks continuent de lui être bénéfiques et hisser la page de téléchargement de Google Chrome dans les classement du moteur de recherche. Pire encore, comme le souligne Danny Sullivan, expert SEO de Search Engine Land.

Google paye pour produire une grosse quantité de déchets, du même type que ceux qu’il pénalise avec sa mise à jour Panda

En pareil cas pour une entreprise tierce, Google pourrait même aller jusqu’à pénaliser ce genre de pratique en bannissant le site durant une période plus ou moins longue.

Nous attendons avec impatience les explications de la société dont le slogan emblématique “don’t be evil” pourrait bien s’écailler avec ce genre de pratiques qui, si elles étaient confirmées, s’avéraient anti-concurrentielles et à l’encontre de l’éthique du référencement que Google prône depuis des années. Déjà mis en accusation par les justices européennes pour non respect de la libre concurrence, cette pratique risquerait d’être fermement condamnée par les référenceurs voire même de durcir le ton des acteurs judiciaires qui voient d’un mauvais oeil la domination quasi monopolistique de Google sur le marché français de la recherche en ligne.

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