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Espace : L’ESA veut se débarrasser des 6500 tonnes de déchets

Publié le | Modifié le

L’espace n’est pas très propre. Une conférence sur les risques liés aux déchets a donc été organisée par l’ESA.

Du 22 au 25 avril, les spécialistes de l’espace se réunissent dans le cadre de la sixième conférence européenne sur les débris spatiaux. Des scientifiques, des ingénieurs, des opérateurs spatiaux, des industriels ou encore des universitaires seront au rendez-vous. Tous ces acteurs sont invités à discuter des nouvelles technologies pour tenter de trouver une solution concernant le nettoyage de l’espace. Des méthodes doivent être envisagées pour prévenir les risques liés à ces débris qui sont de plus en plus menaçants. L’ESA (Agence Spatiale européenne) voudrait donc capturer les divers déchets et les ramener sur la planète Terre.

Récupérer régulièrement des débris

L’espace a vécu près de 4900 lancements depuis le début de l’ère spatiale. Ces nombreuses missions ont donc contribué à la pollution de l’espace. Des collisions, près d’une dizaine par jour ainsi que plus de 240 explosions ont été observées et ont entraîné des déchets. En 2012, l’Europe et les États-Unis ont évalué le risque. Un débris d’un centimètre lancé à une vitesse de 50 000 km/h pourrait créer une énergie cinétique semblable à celle de l’explosion d’une grenade. Le directeur du bureau des débris spatiaux à l’ESA, Heiner Klinkrad estime qu’il y a une seule solution qui consiste à « aller régulièrement dans l’espace au niveau de l’orbite pour y rapatrier entre et dix objets massifs par an ».

Des millions d’objets

L’espace contiendrait donc 6500 tonnes de déchets. Les chiffres plus précis mettent en avant près de 170 millions d’objets mesurant un millimètre, 670 000 mesurent de 1 à 10 centimètres. Les scientifiques estiment qu’il y a au moins 29 000 déchets de plus de dix centimètres. Le nombre de débris ne cesse d’augmenter et cela pourrait avoir des conséquences désastreuses. Selon Heiner Klinkrad, des régions orbitales pourraient être inutilisables à long terme si des collisions de débris se produisent en cascade. L’ESA doit donc évaluer les coûts et les capacités techniques nécessaires, mais il faut également résoudre les questions concernant le droit international et de propriété de ces débris.

Source : ESA
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