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L’Open Internet Project dénonce l’abus de position dominante de Google

Publié le | Modifié le
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Quelques 400 acteurs européens du numérique se sont liés contre Google et ont déposé une plainte dénonçant son abus de position dominante.

Aujourd’hui se déroulait à Paris la première conférence de l’Open Internet Project (OIP), durant laquelle un grand nombre d’acteurs du numérique sont venus défendre la neutralité du Net. C’est aussi cet évènement qu’ont choisi quelques 400 groupes européens du numériques, principalement français et allemands, pour annoncer officiellement le dépôt d’une plainte contre Google auprès de la Commission européenne. Une nouvelle fois, c’est de l’abus de position dominante du moteur de recherche dont il est question puisque Google est accusé de mettre en avant ses propres services dans ses résultats de recherches, et cela au détriment des services concurrents.

Suite au dépôt de 18 plaintes, une enquête européenne avait déjà été ouverte à ce sujet il y a trois ans et demi, mais cela n’aurait visiblement pas suffit à Google puisque « la plainte met en avant de nouveaux excès de Google et apporte des preuves de leur danger, tant pour une concurrence équitable que pour les consommateurs finaux » selon l’OIP. Pourtant, il y a peu, le commissaire européen à la concurrence avait indiqué que Google comptait faire des concessions suffisantes pour résoudre le problème à l’amiable. « Nous sommes encore en phase de conciliation, il nous faut expliquer aux plaignants pourquoi nous pensons que les concessions proposées par Google sont bonnes et recueillir leurs arguments » avait-il déclaré.

L’OIP ne veut pas d’un accord amiable avec Google

Cet arrangement amiable, les acteurs qui composent l’OIP n’en veulent pas, estimant que les concessions faites par le géant du web sont tout bonnement insuffisantes. Pour eux, la solution est simple, il faudrait que Google sépare ses activités de moteur de recherche et ses autres services payants. « Il est de notre responsabilité de se lever, dans trois ou quatre ans il sera trop tard […] il faut de la régulation sinon on va écraser la créativité européenne » explique ainsi Benoît Sillard, patron du groupe de médias en ligne CCM Benchmark à l’AFP.

Pour mémoire, l’OIP est composé de quelques 400 acteurs numériques européens dont, entre autres, le PDG de Lagardère Active Denis Olivennes, Axel Springer, le PDG de CCM Benchmark Group Benoît Sillard, le GESTE (qui fédère les principaux professionnels éditeurs en ligne, tous horizons confondus : médias, vidéo, musique, jeux et petites annonces) ou encore l’ESML (le syndicat des éditeurs de musique en ligne).

Via : 01net
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