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Ce qu’il faut retenir de l’interview de Mark Zuckerberg chez Charlie Rose

Publié le | Modifié le

Mark Zuckerberg CEO de Facebook et Sheryl Sandberg, directrice des opérations, se sont livrés à un entretien d’une heure au cours d’un talk show américain diffusé à la télévision le 7 novembre. Il en ressort quelques informations intéressantes au sujet des orientations de Facebook.

Sheryl Sandberg a tout d’abord cherché à clairement dissocier Google + de Facebook : « Google est fondamentalement une affaire d’algorithme et de robots. Ils font un travail formidable. Nous abordons notre activité par une approche individuelle. Qui êtes vous ? Qu’avez-vous envie de faire ? Que voulez vous partager ? » A la différence de Google +, Facebook tirerait sa force du fait qu’il se focalise sur un objectif unique et ne compte pas se disperser dans d’autres activités.

Dans cette perspective  Mark Zuckerberg a annoncé que Facebook ne sera jamais développeur de jeux. Cette orientation s’explique par le fait que Facebook doit rester avant tout une plateforme. Il est persuadé que « la stratégie des grosses compagnies qui essaient de tout faire par elles-mêmes va inévitablement être moins fructueuse qu’un écosystème où une société comme Facebook essaye de construire la référence des [réseaux sociaux] en intégrant des sociétés indépendantes qui se focalisent sur l’une ou l’autre chose qu’elles feront à merveille ».

Il a insisté sur le fait que Facebook ne se cherchait pas à construire un produit selon les méthodes d’Apple ou Google mais chercherait davantage à « repenser la façon qu’ont les utilisateurs d’écouter de la musique ou voir des films. Nous construisons une plateforme sur laquelle les gens se connectent, et nous permettons aux d’entreprises de s’y brancher. Il s’agit d’une approche vraiment différente de ce que toutes ces autres entreprises font. »

Par ailleurs Mark Zuckerberg a confié avoir reçu quelques enseignements de Steve Jobs qui l’aurait conseillé pour constituer la meilleure équipe de travail possible. Les deux géants de la Sillicon Valley auraient échangé leur point de vue sur l’esthétique et les orientations prises par leurs entreprises. Il ajoute que ce fut l’un des moments où ils ont pu prendre conscience face à face de leur volonté commune d’apporter un changement au monde.

D’autre part Sheryl Sandberg a précisé que l’introduction de Facebook en Chine, qui compte plus de 500 millions d’internautes, n’est pas vraiment de leur ressort mais qu’il s’agit davantage du « choix du gouvernement car si nous ne sommes pas accessibles en Chine, c’est parce qu’ils l’ont choisi ».

Mark Zuckerberg a également réaffirmé que le rôle des médias sociaux au cours du printemps arabe était quelque peu surévalué. Il espère « que Facebook et les technologies de communication du web sont capables d’aider les peuples, tout comme nous espérons pouvoir les aider à communiquer et s’organiser […] mais je ne peux pas prétendre que si Facebook n’avait pas existé, [les révolutions] n’auraient jamais été possibles. »

Vous pouvez retrouver quelques éléments de l’entretien avec cet aperçu vidéo mis en ligne par Charlie Rose (VO) :

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