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14 % des ados français ont un usage problématique des jeux vidéo

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Selon une étude menée auprès de 2000 ados français, 14 % d’entre eux auraient une pratique problématique du loisir vidéoludique.

Comme pour toute pratique, celle du jeu vidéo peut devenir problématique lorsqu’elle devient excessive. C’est ce qu’a tenté de démontrer le Centre Pierre Nicole de la Croix-Rouge française en collaboration avec l’Observatoire français des drogues et des toxicomanies (OFDT) dans une étude menée au cours de l’année scolaire 2013/2014 auprès de 2000 élèves français sur leur pratique du loisir vidéoludique.

Il en ressort qu’un ado sur huit aurait un usage problématique des jeux vidéo en France.

Le jeu vidéo, un refuge pour certains ados

Par le biais de question très précise comme « Avez-vous déjà joué à un jeu vidéo pour oublier la vraie vie ? », l’étude tentait de dresser l’état des lieux sur une éventuelle pratique addictive et abusive de nos ados. Il en ressort que plus d’un ado français sur 8 aurait un usage problématique des jeux vidéo, un chiffre assez élevé mais à contrebalancer avec les 85 % des jeunes qui déclarent ne jouer qu’une fois par semaine.

Selon l’étude, ces pratiques à risque découlent surtout d’un manque d’éducation par rapport aux jeux vidéo et constituent un refuge pour « Les profils de joueurs problématiques se retrouvent parmi les adolescents dont l’encadrement parental est faible » et que les ados qui ont le plus de comportements à risque sont ceux qui « ne peuvent pas parler facilement à leurs parents ni trouver du réconfort auprès d’eux. » Ce qui prouve qu’avant de vouloir éduquer les enfants sur l’usage des jeux, il faut avant tout un travail de sensibilisation auprès des parents.

Différents facteurs de risques

L’étude prouve en effet que les enfants dont la pratique est encadrée par les parents avec des restrictions sur la durée de jeu par exemple sont moins sujets aux risques liés à l’addiction. Certains facteurs peuvent aggraver ce penchant addictif comme le fait pour l’ado de posséder sa propre console de jeu ou encore si les jeux sont pratiqués online ou en solo. Les enfants de parents « très connectés » ont eux aussi plus de risque de verser dans l’addiction. Autre problématique, les enfants ont de plus en plus accès à des jeux qui ne correspondent pas à leur catégorie d’âge.

Dans ses conclusions, l’étude se veut tout de même rassurante et précise qu’il faut pas diaboliser le jeu vidéo et « éviter de pathologiser la pratique du jeu vidéo, qui ne constitue pas, en soi, un comportement problématique à l’adolescence » qui ne ferait que renforcer finalement l’addiction. Il est en effet bien connu que l’esprit de contradiction est particulièrement développé chez les adolescents !

Source : OFDT
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